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Cette mésaventure très désagréable arrive à des milliers d’entreprises chaque année. La raison principale ? Elles ont oublié de payer leur prestataire (c’est ballot). Que vous ayez réservé vous même votre nom de domaine, ou bien que vous en ayez confié la gestion à l’agence Web qui a réalisé votre site, il ne faut pas oublier qu’un nom de domaine ne s’achète pas, il se loue.
Ce sont les registraires ( ex : Gandi) qui gèrent pour vous ce nom de domaine, ils dépendent eux même des registres (ex : verisign ) eux-mêmes devant rendre des comptes à l’ICANN . L’utilité d’un nom de domaine est de rendre mémorisable une adresse IP composée de chiffres, en la « transformant » en un « texte » plus compréhensible. Mais alors, que devient un nom de domaine perdu ?
Il n’est pas perdu pour tout le monde… Lorsque l’on oublie de payer le renouvèlement de son nom de domaine, celui-ci est remis en vente au public. C’est alors que les charognards entrent en action. Dans la pratique, des logiciels permettent de surveiller les noms de domaines qui arrivent à expiration. Des professionnels les utilisent pour analyser les noms de domaine qui pourraient les intéresser. Ils pistent alors plus particulièrement ceux-ci pour être prévenus à la seconde même ou le domaine redevient disponible. Il leur suffit alors de le réserver pour leur propre compte. Que vont-ils faire de votre nom de domaine ? On observe trois grands types d’utilisation des domaines expirés : - La première consiste à faire pointer le nom de domaine sur une page contenant de la publicité. Que celle-ci soit payée au clic ou à l’affichage, la personne qui a récupéré votre nom de domaine profite donc de votre trafic (à supposer que votre site ait été préalablement bien référencé) pour gagner de l’argent petit à petit. Même si ce gain représente une faible somme quotidienne, il devient très intéressant lorsque cette technique est appliquée sur des milliers de noms de domaine. Le pointage sur des sites classés X ou site de jeux d’argent est aussi une pratique courante (au passage, votre réputation en prend un coup).
- Une autre consiste à faire pointer le domaine sur un site dont l’activité est la même, ou connexe à celle que présentait le site précédent (le vôtre). C’est un trafic gagné aisément sans se fatiguer à travailler son référencement.
- Une troisième consiste à vous contacter pour vous proposer le nom de domaine que vous avez oublié de renouveler. Bien sûr, le prix n’est plus tout à fait le même qu’à l’origine. Selon le domaine, la vente se fait même parfois aux enchères, car selon son intérêt (capacité à être mémorisé, trafic naturel, etc.) les prix peuvent facilement s’envoler. À titre d’exemple, le domaine sex.org s’est vendu 150.000 dollars en 2008. Pour un domaine qui ne veut rien dire et pour lequel vous êtes le seul intéressé, les prix commencent souvent à 1500 dollars. Le calcul est assez vite fait. Cela vous coutera de toute façon moins cher que de refaire le référencement de votre site, de prévenir tous vos contacts que vos mails ont changés, etc.
Peut-on se protéger du rachat de son nom de domaine ? Pas vraiment ! Le moyen le moins couteux reste de penser à le payer à chaque date anniversaire. Si vous l’avez acheté vous même auprès d’un registraire, celui-ci vous adresse généralement un rappel, au moins un mois avant, et souvent 15 jours et 5 jours avant. Si une agence le gère pour vous, évitez d’enterrer leur facture lorsqu’elle arrive, car s’ils ne renouvellent pas le domaine, vous le perdrez. Si votre domaine n’a pas été racheté par quelqu’un d’autre, pour des extensions telles que .com, .net, .org, .info, .biz si votre registraire a demandé la suppression de votre domaine, vous pouvez tenter de rattraper les choses. Sachez toutefois que pendant 30 jours (redemption period), il ne résoudra plus l’adresse IP et ne pourra donc pas pointer sur votre site, mais au moins, il ne sera pas perdu. Les tracasseries administratives et le temps perdu à la restauration du domaine vous seront généralement facturés assez cher si vous ne faites pas tout vous même (et même lorsque l’on s’y connait un peu, c’est un parcours du combattant). Il est utile de harceler le registraire tous les jours tant que vous n’avez pas une preuve de la restauration du domaine, car les registraires rechignent à traiter ses demandes qui ne peuvent être réalisées de manière automatisée. Globalement, les registraires gèrent les « redemption period » selon leur bon vouloir, n’espérez pas des miracles. Le cas des .fr Les domaine en .fr sont (encore) gérés par l’AFNIC, une association française, qui gère aussi les .re (Ile de la Réunion). L’AFNIC applique aussi la période de rédemption. Durant les 4 premiers jours de « l’oubli », la réactivation ne peut se faire que par le bureau d’enregistrement (registraire ou registrar) qui était en charge du domaine avant sa suppression. Du 5ème au 30ème jour, un autre bureau peut être mandaté. Détail des bureaux d’enregistrement agréés par l’AFNIC: Un autre avantage des domaines en .fr, c’est qu’ils ne peuvent être achetés que par des français. Si le nom de domaine que vous avez oublié de renouveler est une marque que vous avez déposée préalablement, vous pourrez le récupérer en vous lançant dans une bataille juridique contre le nouvel acheteur. Vous avez toutes les chances de gagner, mais cela va prendre du temps et vous couter pas mal d’argent (avocat, frais de justice, …) L’arrangement à l’amiable peut être beaucoup plus rapide et un peu moins couteux (1500 euros …). Réserver son nom de domaine pour 5 ans ? C’est un exemple, mais cela peut vous permettre d’être tête en l’air…pendant 5 ans Votre nom de domaine, votre marque sur Internet Le fait de déposer votre nom de domaine, c’est protéger votre marque sur le web. Le nom de domaine doit faire partie de la stratégie de communication d’une entreprise, mais surtout, une fois celui-ci utilisé, son renouvèlement doit être une priorité. Ce doit même être la priorité principale de certaines entreprises. Quand on parle du trafic sur un domaine comme ebay.com ou du chiffre d’affaires généré quotidiennement par un site comme fnac.com ou laredoute.fr, on comprend mieux ce que peut coûter une seule journée d’indisponibilité. Certaines entreprises n’ont eu qu’à fermer leurs portes après la perte de leur nom de domaine. On imagine aisément que 3 mois de perte de CA ont eu raison de certaines sociétés travaillant exclusivement en e-commerce. Et vous, 6 mois sans contact, refaire votre référencement (et attendre le bon vouloir de Google), perdre 3 mois de Chiffre d’affaire sur votre site e-commerce, combien cela vous couterait t-il ? Pense bête à découper :
Alors, comment ne pas perdre son nom de domaine ? En pensant à le renouveler à temps, tout simplement. Cela vous évitera de nombreux déboires, vous fera gagner du temps et c’est la solution la moins onéreuse. --- SOURCE : http://blog.axe-net.fr/ |